Agriculture écologiquement intensive

Le défi de l’agriculture

Immense défi du XXIème siècle, produire plus et mieux avec moins ! Moins d’eau, moins d’énergie, moins d’intrants… et de terres arables. Tout en affrontant le réchauffement de la planète et la baisse de la biodiversité, l’agriculture écologiquement intensive (AEI) vise à relier ainsi économique, technique, social et écologique…. pour répondre aux enjeux de l’alimentation humaine, tout en contribuant à la sobriété et l’efficacité énergétique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au développement des énergies renouvelables sur le territoire ligérien. Ainsi, les agriculteurs sont mobilisés pour révéler tout le potentiel de leur terre, favoriser de nouveaux systèmes tels que la polyculture-élevage, encourager la biodiversité, le stockage du carbone par le sol et les haies, tout en maintenant une activité économique pérenne, mise en difficulté par des prix d’achat insuffisants.

 

Un engagement fort en Pays de la Loire

Très engagée dans ce mouvement, l’agriculture ligérienne a bien entamé sa troisième révolution. D’ailleurs, sa contribution potentielle à tous les piliers et leviers de la troisième révolution industrielle fait de celle-ci un acteur indispensable pour la mutation économique en Pays de la Loire, dans une synergie avec toutes les autres activités, industrielles, artisanales, services, opérant sur les territoires.

Ainsi, de l’amont vers l’aval, c’est toute une filière qui peut tirer parti de ce mouvement d’innovation, impliquant les agroéquipements et notamment le machinisme agricole (22 000 emplois en Pays de la Loire), le végétal spécialisé, très présent en Maine-et-Loire, les intrants organiques, les objets connectés …

 

Des exemples en Pays de la Loire

Un nombre croissant d’agriculteurs expérimentent déjà l’agriculture écologiquement intensive et témoignent notamment lors des évènements « Innov’Action », organisés par la Chambre Régionale d’Agriculture. En 2015, plus de 500 jeunes de lycées agricoles ont été invités à y participer.

Des coopératives leaders en Pays de la Loire comme Terrena, la Cavac agissent pour la transformation de cette agriculture de demain en favorisant des techniques plus respectueuses de l’environnement et en soutenant les revenus agricoles grâce à une logique plus qualitative (engagement dans l’agriculture biologique…), une diversification des produits (transformation, culture du chanvre, lupin issu des céréales…).

 

Pôle de compétitivité des Pays de la Loire depuis 2005, VEGEPOLYS est le cluster concentrant de nombreux laboratoires, écoles et entreprises autour du végétal. Cette structure, dont le siège est à Angers, est aujourd’hui le pôle de référence mondiale sur la production (création et pratiques culturales) de végétaux respectueux de l’environnement et de la santé. D’ailleurs, dans le cadre de son développement à l’international, le pôle est présent en Chine (Shangaï) et en Colombie (Bogota). Les 350 adhérents qui composent VEGEPOLYS sont issus de l’ensemble de la chaîne du secteur végétal (horticole, maraîchère, fruitière, viticole, cidricole, semences et plants, plantes aromatiques et médicinales).

 

L’exemple de « Primabor », la future Plateforme Régionale d’Innovation dédiée au machinisme agricole ainsi qu’aux bancs d’essais « off road » (hors route), portée par l’entreprise spécialisée dans les bancs d’essais Sitia et les industriels Claas, Manitou, Kverneland, Serta, SAH Leduc et Caruelle. Le centre qui devrait s’établir entre Angers et Ancenis, avec le financement de la Région des Pays de la Loire, mutualiserait des équipements, favoriserait la R&D, conception, expertise technique (vibratoire, résistance mécanique, etc.), formation, développement et animation de la filière.

Ils font vivre la TRIA en pays de la Loire

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