Les énergies renouvelables

Une forte progression pour les énergies renouvelables

Le soleil, le vent, les marées… les énergies renouvelables (EnR) connaissent une progression constante dans le monde. À fin 2015, la capacité d’énergie renouvelable mondiale atteignait 1 849 gigawatts (GW), en hausse de 8,7 % sur un an. Un essor porté essentiellement par l’éolien (433 GW, + 17 %) et le solaire photovoltaïque (227 GW, + 28 %). Ces deux filières assurent les trois quarts de la croissance globale.

Mais les énergies renouvelables ne s’arrêtent pas à l’énergie solaire et à l’énergie éolienne. Il faut ajouter l’énergie hydraulique, l’hydroélectricité, la biomasse (bois énergie, biogaz et biocarburants) et la géothermie.

À ce jour, l’énergie hydraulique représente 19 % de la production totale d’électricité dans le monde. C’est la source d’énergie renouvelable la plus utilisée. Et tout le potentiel hydroélectrique mondial n’est pas encore exploité !

Les énergies renouvelables (EnR) constituent un pivot indispensable de la future économie, tant pour assurer l’approvisionnement en tendant vers une plus grande indépendance énergétique, que pour lutter contre le changement climatique.

 

Modification du mix énergétique en Pays de la Loire

La production d’énergie électrique et thermique renouvelable issue de l’éolien terrestre, du bois énergie, du solaire, de la  méthanisation, et à partir de  2020, des 2 parcs d’éoliennes offshore de Saint-Nazaire (480 MW) et des îles d’Yeu – Noirmoutier (500 MW) va modifier profondément le mix énergétique régional et sera un facteur de création d’emplois important.

En 2015, selon le bilan énergétique de RTE (Réseau de Transport d’Electricité), les EnR représentent d’ores et déjà 1/3 de la production électrique régionale, laquelle ne couvre qu’environ 25 % des consommations du territoire, fortement dépendant de ses importations auprès des régions voisines.

Selon la Loi sur la Transition Énergétique, l’objectif national sera de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation énergétique finale d’énergie en 2030 et à 40 % de la production d’électricité (contre 7,5 % actuellement en Pays de la Loire).

Il y a un intérêt majeur à ce que la région des Pays de la Loire se dote de moyens de production implantés localement, pour garantir un approvisionnement de qualité et répondre à la forte augmentation démographique et au maintien d’une activité économique forte (grandes entreprises, PME-PMI, TPE).

Pour cela, des filières et les collectivités locales sont à l’œuvre permettant non seulement d’atteindre des objectifs ambitieux mais également de rayonner sur tout le territoire et à l’étranger en présentant notre savoir-faire, implanté et diffusé sur nos territoires.

Le Conseil régional des Pays de la Loire a, par ailleurs, créé un fonds d’investissement dédié au financement de projets de production d’énergies renouvelables sur le territoire régional.

Des exemples en région Pays de la Loire

Dans l’éolien…

Sur le plan de l’éolien, la région dispose d’une singularité qui lui permettra de disposer de parcs terrestres et offshore.

Si la filière terrestre n’est pas structurellement développée, on compte des entreprises et des organisations qui cherchent à se positionner sur l’aval, c’est-à-dire l’exploitation et la maintenance des parcs existants. Ainsi, Net Wind spécialiste de la maintenance et impliqué sur le projet « Hyper Wind », Fixator pour les exosquelettes ou encore Valorem pour l’exploitation des parcs, sont présents.

Dans le domaine des équipements d’éolienne, la société vendéenne  Rollix est un leader mondial dans la fabrication de couronnes de pales et de tours pour l’énergie éolienne, sur toutes les tailles de turbines.

 

Dans les énergies marines…

Suite aux appels d’offres lancés par l’Etat pour l’éolien offshore, dont Saint-Nazaire et les îles de Vendée (Yeu et Noirmoutier) ont été lauréats avec des projets portés d’un côté par EDF, General Electric, WPD et de l’autre Engie et Adwen, c’est une nouvelle filière qui émerge. Se positionnant en amont, la région Pays de la Loire a réussi à attirer un investissement important pour la fabrication de nacelles et d’alternateurs (usine General Electric) à Montoir, et à initier des diversifications comme celle de  STX dans les sous-stations électriques. Ces usines et leurs sous-traitants bénéficieront des marchés français et étrangers dont les premières commandes arrivent. Les entreprises peuvent ainsi profiter des actions et appels d’offres promus par les CCI ou le cluster Neopolia EMR qui regroupe 115 entreprises.

La région souhaite également devenir un territoire leader sur l’ensemble des énergies marines. Ainsi, la création en 2015 du pôle WeAMEC (West Atlantic Marine Energy Center), regroupant les  acteurs académiques régionaux  (instituts, laboratoires, université…) et plus de 80 entreprises industrielles, structure la recherche, le développement et l’innovation dans le domaine des Énergies Marines Renouvelables (EMR).  (http://www.emr-paysdelaloire.fr/acteurs/weamec/)

L’un des plus beaux exemples concrets est le SEM-REV, site d’expérimentation en conditions opérationnelles des systèmes de récupération des énergies marines issues de la houle et du vent. Celui-ci est le premier à être opérationnel en France. En 2017, ce site accueille le prototype d’éolienne flottante Floatgen. (http://floatgen.eu/fr) 

 

Dans le solaire…

La région dispose également d’une filière dédiée au solaire photovoltaïque et thermique avec le cluster Atlansun. Il regroupe des entreprises à la pointe comme Systovi, spécialiste dans les systèmes hybrides, Atlantic, leader dans le chauffage, Saunier Duval, dans le solaire thermique, et également des start-ups telles qu’InnoWatt, Système Off Grid. Autre exemple : Armor. Spécialisée dans la fabrication de film flexible ultra-fin accentuant la réception de signaux, cette entreprise nantaise  déploie son savoir-faire sur la production de films photovoltaïques souples.

 

Dans la méthanisation…

La méthanisation, qui permet la production de gaz ou de chaleur renouvelable (injectable dans le réseau comme avec l’exemple d’Agri Bio Méthane à Mortagne-sur-Sèvre), voit le nombre d’unités en Pays de la Loire augmenter fortement. Les agriculteurs, organisés en groupement, ainsi que d’autres professions ont adapté leurs métiers pour alimenter ces nouvelles unités d’énergie, conçues et exploitées par des entreprises de plus en plus régionales comme Fonroche, des équipementiers et sous-traitants, ou des leaders tels qu’Air Liquide. Un nombre croissant de projets devrait permettre la production de BioGNV pour les transports, le biocarburant issu de la méthanisation.

 

Dans le bois énergie…

Porté par le plan bois énergie en région engagé en 2003 et l’association Atlanbois, le bois-énergie est la 1ère source d’énergie renouvelable exploitée en Pays de la Loire, conforté notamment par plus de 200 chaudières collectives biomasse (industries, collectivités, collectif/tertiaire), des réseaux de chaleur qui se développent (Nantes, Angers, Châteaubriant, Laval, …) et une demande forte chez les particuliers.

Des groupements se sont constitués comme Bois Energie Maine Atlantique (BEMA) ou encore la SCIC Mayenne Bois Energie, Anjou Energie, qui permettent l’exploitation et la distribution de la ressource.

Des entreprises spécialisées participent à la réalisation d’équipements pour l’élagage, la transformation et la construction des chaufferies comme Leroux et Lotz.

Ils font vivre la TRIA en pays de la Loire

Ces projets qui façonnent la TRIA en pays de la Loire