La transition énergétique

Le contexte climatique

Dans un contexte de coût des énergies en constante revalorisation (moyenne annuelle de 5 % d’augmentation pour le prix du MWh électricité/gaz, très forte volatilité du fioul…), associé à la contrainte du réchauffement climatique, les entreprises doivent concilier une vision à long terme avec des impératifs à court terme pour maintenir leur compétitivité et entrer dans la transition énergétique.

Cette prise de conscience doit passer par la mise en place d’actions qui vont de l’étude de ses consommations, la renégociation de ses contrats, la réalisation d’audits énergétiques jusqu’à la mise en œuvre d’une politique interne pouvant aller jusqu’à la certification ISO 50001.

Pour y parvenir, les entreprises doivent s’entourer de compétences internes (« référent énergie », « Responsable QSE + énergie ») et externes (accompagnement des réseaux consulaires, de bureaux d’études techniques, de fournisseurs d’équipements ou d’énergie, etc…) pour partager des objectifs de réduction.

Nombre d’actions peuvent être conduites à coûts constants (réduction des plages, niveaux de consommation et de la puissance souscrite) et d’autres selon les gisements d’économie possibles, nécessitent d’investir selon les objectifs fixés et pour mieux se prémunir de futures hausses de prix qui affecteraient les marges.

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Les solutions pour les entreprises

Pour cela, l’entreprise peut recourir à différents mécanismes comme les certificats d’économie d’énergie (CEE) ; les CCI des Pays de la Loire offrent un service de comparaison de ces CEE à leurs ressortissants avec la plateforme NR-PRO : elle permet de déposer son projet et de réduire le montant des travaux de rénovation énergétique jusqu’à 40 % du coût de l’investissement envisagé (moteurs, variateurs de vitesse, gestionnaires, isolation d’équipements, récupération de chaleurs…). Les actions d’économies d’énergie, au regard des objectifs de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte s’amplifient pour la 4ème période.

Les contrats de performance énergétique proposés par certains équipementiers ou fournisseurs pour les investissements plus lourds, les prêts éco-énergie (PEE) de la BPI ou de votre établissement bancaire, la prise en charge d’une partie d’études complexes ou d’audits énergétiques par l’ADEME peuvent concourir à alléger la facture et maximiser les taux de retour.

Les économies les plus directes résident souvent dans la meilleure compréhension des processus de production et de l’organisation de l’entreprise (bureaux etc…) couplée à un management convaincu et des équipes impliquées, lesquelles peuvent être financièrement associées à l’objectif de baisse des consommations. Le réseau consulaire a créé le dispositif PEPS pour répondre à ce besoin d’économies d’énergie et de transition énergétique.

Bonne nouvelle également pour les projets d’efficacité énergétique des TPE et PME du secteur de l’Industrie et du Bâtiment tertiaire : le Prêt Éco Énergie (PEE) est renforcé. Le montant d’intervention est doublé jusqu’à 100 000 €, sans exigence de garantie ; la liste d’équipements éligibles est élargie aux opérations standardisées du dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) ; les dépôts des demandes sont facilités par la fourniture d’une simple attestation sur l’honneur de l’achat prévu des équipements et le dispositif est prolongé jusqu’au 22 février 2020.

Son taux préférentiel associé à la possibilité de le cumuler avec les primes CEE fait du Prêt Eco Énergie un levier financier très incitatif pour investir dans des solutions plus efficaces énergétiquement.

Citons également les TEPCV : 18 territoires d’excellence de la transition énergétique et écologique en Pays de la Loire, pour lesquels la collectivité s’engage à réduire les besoins en énergie selon 6 domaines prioritaires. Un autre appui financier accessible aux entreprises concernées, puisque chaque territoire reçoit la somme de 500 000 euros pour les actions mises en œuvre.

Un acteur majeur de cette transition en Pays de la Loire

Enfin, la Plateforme Régionale d’Innovation ORACE (Organisation Régionale pour l’Abaissement de la Consommation Énergétique), portée par la CCI du Maine-et-Loire et la Région participe à l’animation d’une filière d’entreprises et acteurs spécialisés dans l’efficacité énergétique, la supervision telles que Cesbron, Qos Energy, Cap Technologie…

Elle met en œuvre des actions originales telles que la mise en place d’achats groupés de l’énergie (70 entreprises engagées en 2015) et des visites de sites, etc….

Ils font vivre la TRIA en pays de la Loire

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